Postcards

Vision

https://www.youtube.com/watch?v=Tji0a3y8ztY

 

Je me suis attaché à son visage 

Il m’a fasciné il m’a envouté

M’a fait visiter un monde de moi étranger                        

J’ai aimé de son front ses longs sillages

J’ai emprunté les chemins d’été où le soleil ne se levait jamais

Et revu ce bourg obscur et triste où elle avait habité

Si triste que son âme semblait s’être très loin égarée                    

 

Les montagnes qui l’entouraient voulaient en interdire l’accès

Hommes ridés bêtes fatiguées çà et là rentraient après une dure journée

le regard porté vers ce monstre contre le ciel dressé     

 

Refrain

Chaque jour qui passe,

s’égrène comme un chapelet

Et les angoisses trépassent,

Avec l’horizon qui s’est dégagé                

A quoi sert ce que l’on amasse

On ne va pas l’emporter

Les fleurs, des idées noires te débarrassent

Penses surtout à les arroser                                                                             

 

On entendait au loin le clapotis d’un cours d’eau, qui s’en allait

creuser son chemin calmement dans la pierre jusque-là indomptée                

Le grondement sourd d’un volcan agité rappelait                            

Que l’homme devrait un jour fuir la terre ou mourir à ses côtés                                                             

 

Je me suis attaché à son visage 

Mais il ne me reste plus que son image 

Fidèle elle est sans cesse dans mon ciel endeuillé  

Où trône celle que le hasard un jour m’a fait rencontrer

Et qui au lendemain d’un grand amour s’est résignée, à s’en aller

A rejoindre ceux qui de sa terre l’avaient précédée

Si haut dans le ciel qu’on ne l’atteindrait, l’atteindrait jamais

 

Refrain  

Chaque jour qui passe,

s’égrène comme un chapelet

Et les angoisses trépassent,

Avec l’horizon qui s’est dégagé                

A quoi sert ce que l’on amasse

On ne va pas l’emporter

Les fleurs, des idées noires te débarrassent

Penses surtout à les arroser